La TCC peut gérer la colère pathologique

Publié le : 06 août 20153 mins de lecture

Comme l’anxiété ou la peur, la colère a pour fonction primaire de permettre à un individu de répondre de façon adaptée à une menace. Dans certains cas, le sujet n’arrive plus à maitriser sa colère et se montre agressif. Actuellement, la thérapie cognitivo comportementale traite efficacement ce genre de comportement négatif.

La colère devient problématique si elle devient trop fréquente et trop intense. Elle peut être associée à des comportements d’évitement et/ou d’agressivité qui interfèrent avec le fonctionnement de la personne. Elle devient alors une véritable pathologie qui peut se guérir grâce à la thérapie cognitivo comportementale selon www.psynergy.fr. La colère est une expérience composée à la fois, d’éléments cognitifs, émotionnels, et physiologiques qui se renforcent respectivement. On observe alors chez le sujet un état d’hyper vigilance, une interprétation des sensations physiques… Le processus de colère peut être décrit comme une réaction à un stimulus externe précipitant, qui est activée par des interprétations au niveau cognitif. Dans la théorie du conditionnement classique, certains stimuli externes (ton de voix de l’interlocuteur) ou internes (sensations physiques) s’associent de façon étroite à la colère.
Dans la théorie du conditionnement opérant, certaines conséquences des accès de colère (imposer ses choix, se sentir respecté) agissent comme des renforçateurs positifs intermittents. De façon indirecte, les émotions négatives peuvent conduire à un renforcement négatif. Le rôle de l’apprentissage social dans l’expression de comportements d’agression joue un rôle important et le modelage par l’observation d’un groupe de pairs, de parents… entre souvent en jeu. Comme les théories de l’apprentissage peuvent le mettre en évidence, le processus de la colère peut être initialement déclenché par un stimulus externe comme une injustice, une douleur, etc. Deux éléments permettront de déterminer la réaction à tenir : l’attribution causale et l’activation physiologique. L’attribution causale consistera à interpréter ce stimulus, qui permettra par la suite d’activer le système de valeurs et de croyances (« il vient de me regarder « de travers » volontairement car il me manque de respect, je me dois de réparer cette injustice »). L’état physiologique, par sa stimulation du système nerveux, va quant à lui intensifier les émotions. Le psychologue qui mettra en place une thérapie cognitivo comportementale travaillera autour de quatre axes principaux : comportemental, physiologique, cognitif, et émotionnel. La thérapie permettra d’identifier les mécanismes de déclenchement et de maintien du trouble. Ils ont pour objectif de réduire la fréquence, l’intensité des colères, d’améliorer l’humeur et l’estime de soi.

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